Thème : « Évaluation du niveau de développement au Cameroun et perspectives de pilotage ».

La Revue Alter Égo est une tribune numérique de recherche scientifique orientée vers l’aide à la décision. Elle promeut une interdisciplinarité entre jeunes chercheurs camerounais et étrangers sur la problématique du développement de l’Afrique telle qu’esquissée dans l’Agenda 2063 de l’UA, à savoir : « L’Afrique que nous voulons ».

Contexte

La thématique du développement en Afrique subsaharienne, mieux la nécessité de « repenser le développement à partir de l’Afrique[1] » constitue, sans doute, un des sujets les plus prisés par les chercheurs. La plupart des études sur la question se sont appliquées, ces dernières années, à évaluer son impact sur le réel, voire d’en interroger la pertinence au regard des conditions de vie des populations. En effet, le développement est l’objet de débats contradictoires, en raison d’approches et de perceptions différentes dont disposent les peuples sur ledit sujet. Tandis que certains parlent de sous-développement, d’autres évoquent le  retard de développement de l’Afrique au regard d’autres continents telles l’Europe et l’Asie. Au-delà des querelles de perceptions, un constat se dégage sur l’observation de la scène africaine : malgré ses multiples richesses, le continent semble impuissant devant la pauvreté qu’il n’arrive pas à éradiquer. Autrement dit, cette situation de pauvreté et/ou de précarité contraste avec son potentiel en ressources humaines et naturelles. D’où les synergies en termes de contribution autour de la problématique du développement de l’Afrique par les communautés scientifiques et socioprofessionnelles.

Afrique en miniature, le Cameroun, qui s’est inscrit dans une vision d’émergence en 2035, s’est doté de différents documents considérés comme boussoles d’orientation pour ses projets de développement, dont le dernier en date est le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE). Plaçant la croissance, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté comme axes de son déploiement, il correspond à une quête d’inclusion et de compétitivité. Cependant, une décennie après sa mise en œuvre, le niveau élevé de précarité, parmi les populations rurales et urbaines, continue de représenter un défi pour les autorités politiques.

Si, lorsqu’on aborde la problématique du développement au Cameroun, les populations sont unanimes que le pays n’est pas pauvre et a les moyens de financer son propre développement, il convient toutefois de s’interroger sur la perception voire l’approche la plus plausible en la matière. Ainsi, la question centrale de ce numéro d’Alter Égo est de savoir : quels sont les résultats qui découlent du diagnostic du niveau de développement au Cameroun ? Quelles seraient les variables et les leviers à actionner pour son optimisation ? Cet ensemble de considérations constitue la trame de fond de ce numéro. Les auteurs sont appelés à saisir la thématique à travers une grille d’analyse pluridisciplinaire pour la compréhension de la situation du développement au Cameroun. L’originalité de la réflexion, la cohérence de la démonstration ainsi que l’attention portée au style seront déterminantes dans l’évaluation des propositions.

Axes de recherche

  • Éducation ;
  • Santé ;
  • Agriculture et foncier ;
  • Entreprenariat et économie numérique (digitalisation) ;
  • Développement durable et environnement ;
  • Infrastructures ;
  • Gouvernance (aspect politique, socio-économique, genre) ;
  • Etc.

Modalités pratiques

Les textes devront avoir un format de 40.000 signes (espaces, notes de bas de pages et bibliographie compris) ainsi qu’un court résumé 800 signes (espaces compris), d’un abstract de même format, de cinq mots clés et la biographie de l’auteur (150 signes). Les auteurs pourront intégrer à leur article des iconographies (cartes, graphiques, tableaux, photos, dessins, etc.). La police d’écriture est Times New Roman, taille de la police est de 12 pour l’ensemble du texte, de 10 pour les notes de bas de pages ; les titres et sous-titres sont en gras et les interlignes de 1. Les propositions d’article (de 15 pages maximum/bibliographie incluse) en français ou en anglais sont à envoyer au plus tard le 31 mai 2020 à l’adresse contact@alterego.org avec copies à MVOGO Christophe (mvogochristophe@alterego-cm.org) et NOAH EDZIMBI François Xavier (noah@alterego-cm.org) avec pour objet : « proposition d’article ».

[1] J.-E. Pondi (dir.), Repenser le développement à partir de l’Afrique, Afrédit, Africaine d’Édition, Yaoundé, mai 2011, 593p.

  • Professeur AKONO OMBGA Sédéna, Agrégé des Facultés de Droit/Université de Yaoundé II ;
  • Docteur NGUEDE NGONO Jean-Pierre, Anthropologue/École des hautes Études en Sciences Sociales et Institut des Mondes Africains en France ;
  • Docteur NOAH NOAH Fabrice, Politologue, Université de Maroua ;
  • Monsieur KOUONANG Rostand, Ingénieur Statisticien Économique, spécialiste des politiques économiques.
  • LEKASSA Ghislaine, Université de Yaoundé I ;
  • MBARGA Dieudonné, Université de Yaoundé II ;
  • NOAH EDZIMBI François Xavier, Université de Yaoundé II ;
  • MVOGO Christophe, Université de Yaoundé I ;
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